LES 6 TRUCS POUR BIEN SWITCHER

LES 6 TRUCS POUR BIEN SWITCHER

Alors que 91% des salariés se disent désengagés dans leur travail, que 70% ne se reconnaissent pas dans ce qu’ils font et que 50% des jeunes actifs changeraient de job s’ils le pouvaient*, se sentir bien dans son job est pour beaucoup d’entre nous une sorte de rêve inaccessible.

C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de switchers choisissent de se créer leur propre job. Et ce n’est pas un hasard si on compte actuellement plus de 600 nouveaux travailleurs indépendants par jour en France.

Pourtant, chez Switch Collective, on pense que switcher ne veut pas forcément dire changer complètement de job ou quitter sa boîte sans se retourner. Dans notre programme Fais le Bilan Calmement, on voit d’ailleurs de plus en plus de corporate switcher, c’est-à-dire des salariés qui switchent à l’intérieur même de leur entreprise.

Switch radical, switcher slasher, indépendant ou corporate switcher : il n’y a pas de switch tout tracé ! En revanche, on pense qu’être bien dans son job, ça peut se travailler. Voici quelques conseils à mettre en place, pas à pas, pour y arriver.

#1. Apprendre à apprendre

A l’ère du switch, il faut sans cesse se réinventer et se renouveler. Dans la nouvelle économie, les métiers deviennent obsolètes de plus en plus vite : 50% des jobs d’aujourd’hui n’existeront plus d’ici à 10 ans.

C’est la fin des voies toutes tracées.

Il est donc primordial de se former seul et de continuer à apprendre en permanence. Aujourd’hui, les MOOCS permettent d’avoir accès en ligne aux savoirs des plus grandes écoles et universités. Alors pourquoi s’en priver ? Sortez de votre zone de confort et retrouvez votre esprit du débutant : le savoir est à portée de main.

#2. Essayer et surtout…, se tromper

Rappelez-vous quand, enfant, vous avez appris à faire du vélo. Vous avez commencé avec des petites roulettes, puis vous en avez enlevée une, puis l’autre. Et puis surtout, vous vous êtes parfois rattrapé sur les genoux et avez essuyé quelques chutes.

Ce qui compte, c’est la learning curve, autrement dit la courbe d’apprentissage.

Alors évidemment, ce n’est pas agréable d’échouer mais l’objectif derrière tout ça, c’est avant tout d’apprendre de ses erreurs pour ne jamais les reproduire deux fois. Pour cela, demandez-vous à chaque fois ce que vous avez appris : c’est la meilleure façon d’avancer et de ne pas se laisser paralyser.

#3. Oser demander

Faire cavalier seul, c’est souvent notre premier réflexe. On n’a pas forcément envie de partager notre mal-être et nos questionnements. Alors souvent, on est frustré, on ressasse et on remet la faute sur l’autre au lieu de tout simplement demander. Posez-vous cette question :

Et au pire, qu’est-ce qui se passe ?

Pensez-y : les choses arrivent rarement par hasard et surtout, elles n’arriveront jamais si vous gardez vos envies au fond de vous. Quand on sait ce que l’on veut, que c’est cohérent et qu’on en fait part à qui de droit, on est souvent surpris des réponses positives que cela peut engendrer.

Vous êtes intéressés par un secteur d’activité mais vous n’y connaissez rien ?Contacter quelqu’un qui y travaille et qui sera sans aucun doute ravi de partager son expérience. Bref, osez demander ! C’est souvent la première clé pour obtenir ce que vous voulez.

#4. Ne rien faire

Vous avez bien compris, il s’agit de ne rien faire ! Alors oui, quand on est dans une situation dans laquelle on ne se sent pas à l’aise, on a souvent tendance à vouloir tout faire pour que ça change. Un peu comme quand on est pris dans un courant en pleine mer et que l’on se débat pour retrouver la plage. Sauf que parfois, le meilleur moyen de se retrouver c’est en fait de se laisser porter !

Ce qui compte ce n’est pas la vitesse mais la puissance d’accélération.

Bien sûr, il y a des moments où il faut faire des efforts et rester très concentrés mais il y en a d’autres où il est parfois urgent de ne rien faire. Essayez pour voir ! De ne pas répondre ou réagir à tout, tout le temps, tout de suite. De ralentir, de faire des choses sans but précis, sans chercher la performance mais simplement de faire pour profiter du moment présent.

#5. Arrêter de se comparer

Souvent, il y a ce qu’on aimerait être, ce que notre entourage aimerait que l’on soit et ce qu’on est réellement. Et ces trois images ne sont pas forcément raccords. On a parfois tendance à se comparer à nos amis, nos frères et sœurs ou nos collègues et à se dire qu’ils « réussissent beaucoup mieux que nous dans la vie ». Bref à se comparer et surtout, à comparer l’incomparable.

Chez Switch Collective, on a de supers outils pour vous aider à trouver votre singularité, autrement dit ce qui fait que vous êtes vous. On aime notamment le 360, qui consiste à demander à un ami, un collègue, une personne que vous côtoyez, ce qu’elle pense de vous. Demandez-lui pourquoi il vous apprécie, voire ce pourquoi il vous admire parfois. Ce qu’il ressent lorsqu’il/elle est avec vous. Posez-lui plein de questions pour le faire parler de vous. Vous verrez, il y a souvent un énoooorme gap entre l’image que vous avez de vous-même et celle qu’ont les autres de vous.

Et comme le dit le modeste Paul Arden, l’auteur du « livre le plus vendu au monde » :

Savoir où vous voulez aller, qui vous voulez devenir, c’est votre meilleur atout. - Paul Arden.

Définissez vos propres critères de réussite car si une fois, dans votre vie, vous avez le droit de marcher en dehors des clous et de ne pas suivre le chemin que tout le monde emprunte, c’est bien maintenant !

#6. Faire le tri

Quand on est dans une situation inconfortable, on a parfois cette impression d’être submergé, d’avoir trop de choses dans la tête et de ne pas savoir par quoi commencer. Pour vous aider, un seul conseil : apprendre à faire le tri et à prioriser.

« Un travail n’a pas de sens en soi, il en a pour vous, c’est à vous de savoir le sens que vous lui donnez. »

Randi Zuckerberg (la sœur de Mark), entrepreneure renommée, le décrit comme le « entrepreneur’s dilemna ». Selon elle, pour l’entrepreneur, l’important n’est pas tant l’idée de sa start-up mais tout ce qu’il y a autour et comment il doit gérer son temps entre : work, sleep, family, fitness and friends. Selon Randi, il faut prioriser et n’en choisir que 3.

Alors évidemment, vu comme ça vous vous dites que tout vous semble indispensable et que vous ne pourrez jamais en choisir 3 parmi les 5. Mais gardez en tête que ce choix n’est pas gravé dans le marbre. Il correspond à une situation à un instant T mais peut (et doit) évoluer selon vos phases de vie et vos… priorités.

Si vous êtes en plein “switch” ce sera : work, sleep, et pourquoi pas fitness. Mais si vous avez envie de fonder une famille, ce sera plutôt : family, sleep and fitness.

Bref, tout ça fonctionne par phase et c’est pour ça qu’il est primordial de l’actualiser régulièrement.

Et enfin, passez à l’action !

Vous êtes fin prêt pour passer à l’action ! Le problème, c’est que c’est souvent l’étape à laquelle on a tendance à procrastiner.

Des chercheurs allemands se sont d’ailleurs penchés sur le phénomène de Procrastination et sur ses causes. Alors, pourquoi on procrastine ?

  • Par manque de temps ? Non ! La procrastination est au contraire augmentée par le temps dont on dispose pour effectuer la tâche : plus le délai est long, plus grande est la tendance à retarder l’exécution de la tâche ! CQFD…
  • Par manque de confiance : Bien souvent ! L’acte de retarder les actions à accomplir est souvent lié à un paramètre qui lui est a priori très éloigné : la confiance en soi. Souvent on repousse à plus tard parce qu’on a tout simplement peur de ne pas y arriver.
  • A cause d’une mauvaise définition des objectifs que l’on se fixe : sans aucun doute ! D’un point de vue cognitif, il est plus difficile de s’attaquer à des tâches grandes et abstraites qu’à des petites tâches concrètes

Alors pour éviter de procrastiner, découper vos tâches pour les rendre simples, concrètes et gratifiantes. Comme pour tout le reste, on y va pas à pas, petit à petit, et on se donne des micro-actions liées à des micro objectifs. Et n’oubliez pas, les objectifs doivent toujours être atteignables, concrets et évaluables et surtout, avoir une échéance de temps.

Et vous, quel sera votre premier petit pas ? Quelle est la plus petite chose (facile, pas chère, courte, atteignable) que vous pouvez faire pour avancer dans votre switch ?

Source : Rapport « L’évolution des formes d’emploi » du conseil d’orientation pour l’emploi. 
« Fast Forward 2030 : The Future of Work and the Workplace” CBRE & Genesis, Novembre 2014, Scope : US, Europe, Asia.

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